La sophrologie : pour les rêveurs ou pour ceux qui agissent ?

La sophrologie et le sport.
Sophrologie pratiques et perspectives le N°4

La parution du dernier numéro du magazine "Sophrologie Pratiques et Perspectives"  m'a donné envie de réagir aux petites phrases entendues quelquefois au sujet de ma profession :

 "Oh, ce n'est pas pour moi, j'ai besoin de bouger." 

"Je n'en ai pas besoin, je fais du sport pour me détendre"

"J'ai essayé mais me concentrer sur ma respiration, ça m'énerve"

 

Ce qui ressort de ces réactions : les séances de sophrologie ne sont qu'un moyen de se détendre, on y reste passif (et cela peut  énerver) et elles peuvent tout à fait être remplacées par le sport. 

 

   Un parent s'est inquiété des effets sur son fils :

" ça ne va pas le rendre trop amorphe au moins ?"

 

Réduire la sophrologie de cette façon revient à oublier un peu vite que :

 

  • dès sa conception elle a été utilisée pour les sportifs 
  • la relaxation peut être dynamique
  • plus on avance dans la pédagogie moins la relaxation prend de temps dans la séance.

j'ai besoin de bouger

 

 

C'est difficile, les premières fois,  de rester sans bouger sur sa chaise pendant quelques minutes alors qu'il y a tellement d'urgences à traiter. Notre cerveau n'est pas habitué à cette "immobilité" et comme toute modification de son fonctionnement, lui faire accepter cela demande un effort et de l'entraînement.

 

Vous vous souvenez de la première fois que vous êtes monté sur un vélo, sur des skis, ou au volant d'une voiture, vous avez certainement senti que vous aviez besoin d'entraînement. Vous avez du répéter les mêmes gestes jusqu'à ce qu'ils deviennent réflexes. C'est la même chose pour la sophrologie, pour en bénéficier il faut pratiquer.

 

 

je n'en ai pas besoin je fais du sport

 

L'entretien physique est indispensable, mais le sport ne remplace pas la sophrologie parce qu'il ne permet pas d'agir sur le mental comme le font les techniques de sophrologie.

 

Par contre, la sophrologie s'adapte à la demande et les premières séances peuvent parfaitement être dynamiques.

 

 C'est pour cela que dès septembre je proposerai des séances à l'extérieur, aux amoureux de la nature, à ceux qui ne veulent pas rester assis sur une chaise enfermés. Toutes les informations sont à votre disposition dans les  prestations.

 

Une athlète devenue sophrologue : Annette Sergent-Petit

 

Quel que soit le sport pratiqué et le niveau de pratique, la sophrologie a un rôle à jouer.

 Renforcer la concentration et les capacités de visualisation de son corps dans l'espace permet de trouver le bon geste au bon moment, améliorer son équilibre et réduire les tensions au minimum nécessaire.

 

De nombreux sportifs de haut niveau ont leur sophrologue attitré pour les préparer mentalement à rester dans le présent (surtout si les derniers résultats sont décevants) et à se visualiser dans l'exploit. Certains sont devenus sophrologues à leur tour.

 

 

"Mon orientation vers le métier de sophrologue a été inspirée par mon expérience de plus de dix ans en tant qu'athlète de haut niveau, par rapport à mes manques et mes points forts mais aussi à ce que j'ai pu observer autour de moi : une majorité d'athlètes pourtant très forts à l'entraînement qui perdaient leurs moyens au moment de la compétition".

Annette Sergent-Petit

 

 

 

La respiration

Il faut également du temps pour modifier sa façon de respirer. Dès que l'on arrive à mieux utiliser son diaphragme en respirant, on en ressent les bénéfices. Cette respiration s'installera petit à petit. Le mieux-être perçu poussant à recommencer de plus en plus souvent  jusqu'à ce qu'elle soit intégrée.

 

Nous  sommes tous, et à tout âge capables de changer mais il est important de respecter son rythme, ses capacités du moment, de se faire confiance, de se dire que chaque jour apporte d'autres possibles.

la sophrologie réservée à ceux qui n'agissent pas ?

Bien au contraire elle facilite la créativité, la prise de décision et incite au changement.

La solution émergera plus difficilement  d'un corps rigide et d'un esprit totalement absorbé par le problème. Il faut savoir prendre du recul. La relaxation nous permet d'écarter les idées qui reviennent en boucle et nous empêchent d'avancer : "il n'y a pas de solution", "je n'y arriverai pas", "je ne peux pas faire autrement"....

Elle ouvre le champ des possibles et permet à la nouveauté de surgir au dépourvu.

 

Souvent c'est après une séance que l'on  trouve LA solution inédite qui semble couler de source. Pourquoi arrive-t-elle à ce moment ? Parce que nous nous sommes débarrassés des carcans qui nous empêchaient de la voir (nos tentatives précédentes, notre environnement, notre passé...). Vivre chaque séance comme si c'était la première fois, sans jugement et sans à priori, habitue notre cerveau à voir plus large.

 

 

Motivation

 

Bien loin d'être une pédagogie pour les rêveurs, ceux qui ne sont pas dans la réalité,  la sophrologie fait bouger les choses à l'intérieur de soi, sportif ou pas, et incite au changement.

 

Elle demande seulement une motivation suffisante pour s'entraîner et accepter de changer quelques habitudes.

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Commentaires: 2
  • #1

    Luis (mercredi, 30 juillet 2014 19:45)

    Article intéressant, même pour un sportif rêveur.

  • #2

    Fabien (mardi, 05 août 2014 20:04)

    Bonjour, cette possibilité de séance à l'extérieur pourrait en intéresser plus d'un(e), bonne initiative....
    Rien de tel qu'une bonne dose de Sophrologie pour améliorer sa pratique.